Je suis partie à l'école ce matin, à cette heure habituelle, manquant de me qualifiée de retardataire. J'ai cru cette journée banale, il n'en fut rien. Les coups d'½il et les sourires cachés de ces beaux garçons m'avaient fait rêver. Un regard, une approche fut implacablement douloureux. Je pensais avoir rompu avec le passé, avoir déchiré entre deux larmes ces liens m'unissant au passé. J'avais pris un temps fut qui griffonner de blanc mes songes morbides. Ce rougissement incontrôlable, et cette envie soudaine de sourire me paraissait si lointain hier. J'ai descendu les escaliers, la tête basse, le c½ur tourné vers le ciel. La place était au silence. Elle observait mon comportement. J'ai perçu le sourire qu'elle essayait de cacher tant bien que mal. Sur le chemin du retour, je regardais le paysage s'étendre sous mes yeux, sans rien dire. Mes larmes ruisselant sur ma peau blafarde fussent les seules paroles prononcées. J'ai traversé la rue, songeant à me coucher au milieu de la rue, de fermer les paupières et attendre mon réveil au paradis, autour de morts chancelants. Mes pensées sont passées du blanc à l'incolore en passant par le noir et le rouge... Je n'ai rien dit. J'ai inlassablement ignoré le questionnement et l'inquiétude lisible dans leurs yeux. Je suis rentrée la même heure qu'hier, une mélodie accompagnant le mouvement de mes lèvres...
Je ne dois pas parler, je ne dois rien vouloir, je dois juste essayer de lui appartenir. Je l'aime à mourir.